"Kathak à Kontre-Kourants" est un seul en scène composé de trois chorégraphies aux antipodes les unes des autres...
"Kathak à Kontre-Kourants" est un seul en scène composé de trois chorégraphies aux antipodes les unes des autres...
"Kathak à Kontre-Kourants" est un seul en scène composé de trois chorégraphies aux antipodes les unes des autres, et pourtant reliées par un dénominateur commun : le vocabulaire de la danse Kathak, illustré dans trois registres : le charme, la transe, l'humour.
Shahi Mehfil, une danse de cour raffinée et lyrique en situe l'origine,
Mon boléro, sur l'une des musiques les plus connues du répertoire occidental, témoigne de ses emprunts et influences, et de sa malléabilité rythmique,
Enfin, Le bal des mots, brise ses frontières en n'utilisant que la parole, et s'inscrit dans la continuité de précédentes recherches et chorégraphies d'Isabelle Anna sur le langage du Kathak et les onomatopées de la danse. Jouant de l'onomatopée rythmée inhérente à ses traditions, de la musicalité des mots d'une langue, qu'ils aient un sens ou non, ce troisième solo, récréatif, introduit une dynamique théâtrale contemporaine.
Ce qu'en dit la presse :
Le rouge et le noir
"Trois phases pour bousculer les images, la technique et les idées reçues sur la danse kathak, voici le projet fort bien mené en solo par une chorégraphe, interprète qui n'a pas froid aux yeux. Venue de Perse, d'Asie Centrale, de Grèce ou inspirée du flamenco, sa danse est variée, inventive et puise aux sources en trois volets, traditionnel, inspiré dans "Mon Boléro"par le noir flamenco et par la combinaison des mots dans "Le Bal des mots". Ce triptyque judicieux nous amène aux confins du langage de cette danse traversée par de multiples influences: alors un voyage esthétique, grammatical et phonique s'impose. Une danse savante, codée, sacrée s'y métamorphose à l'envie, technique, vivacité, intelligence rivées au corps de la pensée pour développer et prolonger un langage traditionnel figé. Du costume rouge tournoyant et cliquetant, au Noir boléro, du geste aux onomatopées, le vocabulaire s'enrichit, se prolonge avec grâce, sérieux, mutinerie et respect mêlés.
Geneviève Charras (Avignon, 2017)